
L’expérimentation de la piétonisation temporaire de la rue Saint-Leu du samedi 19 septembre dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine sur la portion comprise entre la rue Vanmarcke et la rue des Saintes Claires par l’association Voix Citoyennes Amiens illustre une volonté nette émanant de la société civile de voir les centres ville et les quartiers qui gravitent autour devenir porteurs d’autres usages de nos espaces publics.
Cet événement fut une franche réussite, les habitants ont très rapidement apprivoisés ce nouvel espace reconquis le temps d’un après-midi et ont largement profité des festivités organisées par l’association avec des partenaires du quartier ou d’ailleurs.
L’espace public, un bien commun où chacune et chacune se croise est aujourd’hui encore fortement dévolu à l’automobile. A Amiens, 85% de la voirie a été aménagé pour les véhicules motorisés quand la part modale de ceux-ci représente 38%, 45% dans Amiens métropole. Lorsque l’on sait que 90% des trajets sont autosolistes, il convient d’envisager sérieusement une autre ville, plus verte, plus calme, plus sereine, plus adaptée.
Les dernières études nationales en date le démontrent : en 2024 l’ADEME a mis en exergue que 72% des Français souhaitaient que la place de l’auto soit réduite dans les villes.
Fort de ce constat, fort de la nécessité criante d’une adaptation rapide de nos villes et de nos vies, en tant qu’adjoint aux mobilités actives je m’attacherai durant ce mandat à mettre en pratique ces rêves de villes transformées pour laisser la place aux modes actifs, pour laisser la place à la végétalisation, pour laisser la place aux rues scolaires, pour laisser la place à l’espoir de vivre toujours mieux grâce aux politiques sobres, résilientes et alignées sur les besoins essentiels des citoyens.

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