L’été qui s’achève nous rappelle cruellement que le dérèglement climatique n’est pas une fable et que ses conséquences nous impactent ; impactent les plus fragiles.
Personne n’a cru pendant des décennies, ou a feint de ne pas croire, lanceurs d’alertes, climatologues, associations, citoyens et écologistes.
Certains s’attribuent les atours du climatoscepticisme chez les puissants. C’est un leurre habile qui leur permet de continuer à diviser les habitants du monde. En réalité aucun d’entre eux ne croit sincèrement que le dérèglement climatique est une invention. Ils surfent sur ce clivage pour monter les gens les un contre les autres et pendant ce temps, rien ne bouge. Ou très peu, trop peu.
Notre système économique n’est questionné que marginalement, les investissements publics soutiennent encore trop souvent des filières non durables, nos modes de déplacement, notre souveraineté alimentaire n’ont pas été engagés dans une transformation massive.
Force est de constater que le retard pris et la mainmise du système économique mondialisé financièrement débridé nous enjoint à accélérer notre révolution citoyenne et notre transition écologique.
Le constat est clair : nous devons nous organiser entre gens conscients, responsables et de bonne volonté pour tenter de nous adapter à la catastrophe en cours et à celles en devenir.
L’élection de majorités progressistes, citoyennes et écologistes au sein des institutions représentatives de notre République constitue un premier pas pour peu qu’elles aient l’objectif de changer les règles de fonctionnement à leurs niveaux respectifs.
Les crises d’ordres socio environnementales vont continuer à poindre et notre système socio économique en plus d’en être leurs causes n’est absolument pas adapté à leur enraiement.
Pire, il accentue chaque jour les difficultés et provoquera assurément une crise mondiale dont l’ampleur, inconnue pour l’heure, est à craindre.
Face à cela, aucun fatalisme citoyennes et citoyens ne doit l’emporter.
La désespérance ne doit pas nous résigner mais galvaniser nos êtres pour qu’ils deviennent ce qu’ils sont : ceux qui sauveront le monde qui leur a permis d’exister ; pour eux, pour les suivants.

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